Eh oui, les dimensions d'une auto sont primordiales pour déterminer son bon comportement. L' empattement et la largeur des voies déterminent sa vivacité. sa stabilité et donc son confort de i otage. ort e cette constatation, il apparait nécessaire de disposer d'une auto la plus large possible et omme "le jeu" consiste à fabriquer à l'échelle 1/4 une .uto réelle. le choix doit se porter sur la reproduction d'une auto dont les dimensions sont déjà généreuses sans la réalité. Le super tourisme c'est bien, mais les .utos étant issues de modèles de série, leur largeur est orcément limitée. Quant à l'aérodynamisme il est bien • iscutable. Restait le Grand Tourisme qui démarre en grandeur avec la participation des Venturi. Ferrari F 'O. Porsche et... Bugatti. Les autos atteignant 2 mètres de large dans la réalité. il uffit de diviser par 4 pour constater que l'on arrive à 50 cm à l'échelle 1/4. Intéressant non ? C'est ce qu'a • û se dire "le Glaude". En ce qui concerne le choix de la coque. le côté médiatique et mystique de la marque italienne a dû jouer un grand rôle. tout comme sa cou¬leur bleu France.
Entre l'Audi et l'EB 110, les différences ne sont pas énormes et ne se font principalement que sur la largeur ses deux voies.
L'utilisation d'entretoises en bout des triangles a simplement été nécessaire sans que soit remise en question la conception du train, l'adjonction d'une barre antiroulis étant toutefois fortement envisagée par le concepteur et choisie lors de notre essai. Les amortisseurs (ceux du 1/8ème) sont toujours doublés. quant à l'angle de chasse il reste raisonnable.
La triangulation a été modifiée pour permettre une prise de carrossage différente et répartir les efforts d'une façon plus judicieuse. Pour cela il a simplement suffi de déplacer les axes de triangulation vers l'extérieur de l'auto. Les jantes utilisées ont un déport identique à celles de l'Audi. Une barre anti-roulis a été rajoutée et des limiteurs de débattement sont devenus indispensables d'après Claude Lachat. Le moteur (le fameux Zénoah pour l'instant) conserve toujours sa position avancée grâce à une transmission secondaire par chaîne et le résonateur adapté est fourni d'origine. Le freinage est celui caractéristique de la marque puisque confié à deux disques indépendants, chacun d'eux ralentissant une sortie du différentiel arrière.
Les versions proposées
Evidemment, nous aurions bien voulu l'essayer dans la version de boîte mais les pneus définitifs n'étant pas encore disponibles à l'heure où nous passions à Dijon (scoop oblige), nous devrons nous "contenter" de la version utilisée en championnat de France. Après la traditionnelle séance photos, c'est Fifi, le pilote officiel maison qui nous gratifie de quelques tours lui permettant de vérifier le bon fonctionnement de son auto. Sur celle-ci nous profiterons du volant d'allumage décalé et allégé commercialisé par Laro ainsi que de la culasse haute et des pneus mousse de la marque. Philippe Lachat nous régale de ses trajectoires tirées au cordeau et dont il a le secret surtout sur ce circuit de Longvic qu'il connaît par coeur. Sa démonstration nous permet de constater que la Bugatti vire bien à plat, parait très vive et très directive. Comme je le signale plus haut, une barre antiroulis est utilisée à l'avant. alors que celle de l'arrière est débranchée comme c'est souvent le cas lorsque l'on utilise des pneus mousse. Puis c'est à mon tour d'essayer le bolide. Comme c'est souvent le cas, la radio à manche dont je n'ai pas l'habitude et le balisage très pénalisant sur ce circuit dijonnais ne me rendent pas la tâche facile. Ce qui surprend tout d'abord. c'est l'absence d'inertie dans le comportement de l'auto. Elle bondit instantanément à la moindre sollicitation des gaz et ralentit sans qu'il soit besoin de "monter sur les freins". Pour ce qui est de la direction, c'est la même chose et il faut réapprendre à conduire différemment une voiture de cette échelle. Je freinais, balançais l'auto et frisais le tête-à-queue lorsque Claude s'approchait : "Pas besoin de la balancer, tu braques le manche quand tu es dans le virage, et tout se passera bien". Il avait raison "le Glaude", il suffit de freiner bien en ligne avant le virage et de braquer tout en accélérant dans la courbe, d'autant qu'à la remise des gaz. la voiture se remet d'elle-même bien en ligne. Son comportement se rapproche énormément de celui d'autos d'une échelle plus réduite. grâce à la diminution très notable de l'inertie sur un véhicule de cette taille. Sans doute celle-ci est elle due au moteur en position avancée à la largeur maxi des voies qui en fait une auto très homogène et au poids plume d'une auto de compétition ? En tout cas, la Bugatti nous a régalés par son comportement et c'est une excellente idée que de diversifier le plateau du 1/4 et de nous offrir un splendide reflet de la réalité. Reste à voir s'aligner sur les grilles aux côtés de cette Bugatti des Venturi et autres F 40 pour enfin satisfaire les véritables passionnés de Grand Tourisme.